Le rallye de fin d’année doit-il être enterré ?

Comme chaque année, je vous propose ma petite analyse statistique sur les fameux rallyes de fin d’année. Avec le plongeon de 3.6% jeudi dernier suite à la réunion de la BCE et la déception sur l’intervention de Mario Draghi, beaucoup d’analystes y sont allé de leur petit commentaire, en disant que le rallye de fin d’année était bien compromis.

Si on considère ce fameux rallye sur le mois de décembre dans son entier, effectivement, le rallye s’annonce compliqué. Mais comme le montrent les statistiques, c’est surtout sur la deuxième quinzaine de décembre que nous pouvons trouver des éléments exploitables, avec un réel avantage statistique. Et c’est bien ce qui nous intéresse, non ?

Pour ceux qui découvriraient cette analyse pour la première fois, quelques petits rappels s’imposent toutefois.

Dans cette étude, j’ai en effet tout d’abord considéré les évolutions du marché sur l’ensemble du mois de décembre, puis sur la seule deuxième quinzaine, en regardant à chaque fois si nous avions enregistré ou non une hausse.

Quant à la notion de rallye en tant que telle, finalement un peu secondaire (puisque ce qui nous intéresse a priori est bien de savoir si le marché monte ou baisse), je l’ai rapprochée de la notion de régularité et d’intensité dans le mouvement généré tout au long du mois, puisque c’est ainsi que la majorité l’entend. Ces dernières notions restent quoiqu’il en soit très corrélées à la notion de hausse, puisqu’une seule année a vu une hausse sur décembre mais n’a pas été qualifiée de rallye. Il s’agit de l’année 2010. Tout ceci se retrouve dans mes statistiques ci-dessous.

Regardons maintenant les graphiques reprenant chacune des 27 années depuis la création du CAC. Il s’agit jusqu’en 2011 de graphiques en vue hebdomadaire, le mois de décembre étant encadré en fushia. A partir de 2012, j’ai décidé de passer en bougies journalières.

A noter que je n’ai mis un Oui (O) au niveau des hausses uniquement lorsque ces dernières étaient un minimum conséquentes. Ainsi, le CAC ayant gagné 0.16% en décembre 2011, je n’ai pas considéré cela comme une hausse.

Voici donc ce que cela donne, avec en dessous un tableau récapitulatif des résultats obtenus.

Rallyes8

rallyeRallyes4

En synthèse, voici ce que cela donne :

Hausse sur le mois Hausse sur la 2ème quinzaine Rallye de fin d’année
16 années de hausse 11 (69%) 15 (94%) 11 (69%)
5 années stables (-5/+5) 1 (20%) 3 (60%) 0 (0%)
6 années de baisse 0 (0%) 2 (33%) 0 (0%)

S’il existe donc un résultat particulièrement intéressant, c’est avant tout celui de la hausse sur la 2ème quinzaine de décembre. Mais attention, essentiellement les années où le CAC enregistre une hausse. Or pour cette année 2015, une hausse est justement attendue.

Selon les statistiques ci-dessus, il y a donc près de 7 chances sur 10 que décembre se termine sur une hausse, et surtout plus de 9 chances sur 10 que nous ayons une hausse du CAC 40 sur la deuxième quinzaine.

Le seul bémol que j’apporterais à ces statistiques est que Wall Street va plutôt terminer l’année proche de l’équilibre. Je n’ai pas fait de statistiques sur le rallye de fin d’année à Wall Street, mais si les marchés américains venaient à connaître une fin d’année un peu compliquée (puisque sur le CAC, seule une 1 année sur les 5 années stables a vu une hausse en décembre), cela pourrait peser sur le CAC 40.

Rendez-vous début janvier pour voir si les statistiques auront été confirmées ou au contraire invalidées…

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